Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
François
Héros immortel
Sur ton île
Tu aimes une belle
Ta vie
Lente et tendre
Te combles
De plaisirs désirs
Les parfums ne font pas frissonner sa narine
Il dort dans le soleil sa main sur sa poitrine
Un lion un paon
Ainsi que d'autres animaux
Vivent paisibles en forêt
La génisse la chèvre et leur sœur la brebis
Avec un fier lion seigneur du voisinage
Firent société dit on au temps jadis
Et l'un d'eux
Est chef de ce monde
Etrange et doux
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble
Dans son château
Où règne un bon roi
Pour qui clame
Ses vers le ménestrel
La nonne marquise
Réfugiée dans les ordres
Pour fuir l'Amour
Le regrette
Au balcon, une belle
Gémit le lord sourd
Qui est mort à ses pieds
Cet Amour si vrai
Cet Amour si beau
Cet Amour
Que la mort
N'achève
Tous le recherchent
Et tous la fuient
Amour, Mort
Vous n'êtes qu'un
Dans l'Amour
Il y a la Mort
Et la vie
Et pour sa voix lointaine et calme et grave elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues
Parmi sa famille
Ses amis
Un homme se sent bien
Entre Marc et ses potes
Près de mes parents
Je vis heureux
Mère-Grand me conte sa vie
Ma tante cuisine
Pour la famille réunie
Voyage du silence
De mes mains à tes yeux
Voyage vers le Sud lointain
Où l'homme vit heureux
Dans sa folie
La folie qui n'est
Ni triste ni laide
Mais voyage intérieure
De l'île du thé
Au désert brûlant
Je m'égare, poète fou
Regarde où tu marches
Là où tu marches il y a du sang
PS : Poème écrit pour clôturer ma cinquième année de poésie, il y a de cela bien longtemps. Vous y trouverez des vers des poèmes publiés ici et d'autres non publiés. Ensuite, je suis passé à une autre poésie et à des nouvelles, ou plutôt des tentatives de nouvelles.
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