Variations...

... Vous avez dit "Variations" ? Mais, qu'est-ce donc ?

Au "Manoir des Variations", je reprends des articles publiés sur mon premier blog "Le Jongleur de Mots" étant donné que je veux changer et m'éclipser de mon ancien hébergeur.

Vous trouverez donc ici des textes,- nommés "Jongles Poétiques" si ils sont poétiques-, des photos accompagnés ou non de textes et des Legos avec principalement "Lego Wars" qui se veut la parodie Legotesque de Star Wars.

Bonne visite du Manoir et de ses Variations…

mardi 30 juillet 2013

Balalaïka et cornemuse

Ici
Son strident
De cordes
Là-bas
Couinement
De l'air
Marions les
Pour notre joie
Et la beauté
De leurs sons
Cornemuse
Balalaïka
Deux mondes
Et deux peuples
Peuples
Proches par le malheur
Et la grandeur

Sur Tokyo

Il pleuvait ce jour
Sur Tokyo mon Amour
T'en souviens-tu ?

Il pleuvait
Et pourtant
Nous partîmes
Pour Hakoné

Et pourtant
Hakoné
Nous vîmes
Sous les nuages

Il pleuvait ce jour
T'en souviens-tu ?
Et nous eûmes
Une bonne journée

lundi 29 juillet 2013

Balalaïka

D'un son strident
Certains font
Une musique douce
Là-bas
Dans la vieille Russie
Les gens jouent
De la balalaïka
D'un son aigre
Ils racontent
La vie
L'Amour
De la balalaïka
Ils tirent
De douces romances
De vie rude

dimanche 28 juillet 2013

Rien à déclarer

Halte ! Nous ne passons pas
Vidons nos valises
Chaussettes, chemises, brosses à dent
On dirait un inventaire

Douanier suspicieux
Pas de tabac ni d'alcool !
Etrange... Et ce chocolat ?
Purement artisanal et suisse
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Nous ne pouvons le porter chez nous
Alors mangeons-le là
Sur ce quai face aux vagues
Sans crise de foie

Perdu in N. Y.

Ceci est l'histoire tragique
De trois français à New York
Cette ville paumée pleine de flics
Qui règnent en maître sur New York
Nos français y se promènent
Dans des rues sombres et tristes
Si tristes qu'ils ne les aiment
Cette histoire est trop triste

New York, ville du monde
Que tu es grise
Que tu es immonde
Prise dans la brise

Ils croisent des gens fous
Et veulent rentrer chez eux
Eux qui rêvent de tout
Du bonheur si heureux
Mais ici tout est moche
Et les gens pleurent dehors
Dehors comme des Gavroche
Et la vie est sport

New York, vile du monde
Que les gens pleurent
Sur leurs malheurs
Que tu fais immondes

Dans le Bronx, les voilà
Et perdus ils sont
La langue ne comprennent pas
Et ils tournent en rond
Par chance passe un Cadien
Il leur cause français
Ils le jettent comme un chien
Et c'est pas futé

New York, ville du monde
Jamais n'irai
Voir si tu es
La plus immonde

Par des flics sont ramassés
A l'ambassade conduits
Et en France expédiés
Par un avion gratuit
France aimée, tu es belle
Jamais ne te quitterais
Pour une ville de poubelles
Et chez moi je resterais

New York, ville du monde
Tu ne vaux Paris
Avec ses belles blondes
A qui je souris

PS :  Poème écrit après quelques mois passés à New-York. L'aventure décrite n'est pas arrivée mais certains faits sont réels. En tout cas, ayant connu New York avant la fin du World Trade, je veux la visiter de nouveau et voir comment cette ville évolue.

samedi 27 juillet 2013

Aube flamboyante

Nuit calme et paisible
Ciel dégagé étoilé
Je me réveille lentement

Soudain flash éclatant
Soudain je m'éblouis
Soudain je n'y vois plus

Un arbre d'automne
Reste imprimé en mes yeux
Son or fond dans le blanc

Cette lumière puissante
La nuit bleuit sur la plaine
Je ne perçois rien

Oiseaux effrayés en vol
Sangliers renards en fugue
Pourquoi fuir l'aube ?

Le vent se lève
Odeur étrange de la terre
Mon esprit devient primaire

Mes jambes se mettent en branle
Vite sans un regard en arrière
La flambée gagne tout

L'aube éclatante est dévastation
Large ruisseau profond refuge
Animaux et homme en sécurité

vendredi 26 juillet 2013

Forêt

Verdure finissante
Au coucher de l'été
Automne éclatant

Le vent geint
Dans les branches
Si fragiles

Craquements
En sous-bois
Herbes fanées

Sous la lune
Ronde et froide
La forêt
Crisse et craque

Forêt vieillissante
A la venue
De l'automne

jeudi 25 juillet 2013

Famille égarée

L'aînée est presque majeure
Le dernier vient de naître
Les cousins ne changent

A ce mariage
Ils se retrouvent
Intimidés au début

Depuis quand se sont-ils vu ?
Le décès de l'oncle
Les noces d'or des grands-parents

Certains les fuient
Les rejettent au loin
Sourires forcés

Un cousin une cousine
J'échange avec eux
Des rencontres sont prévues

Déjà les photos
Seront lien
Entre nous

Famille égarée
Vous voici
Retrouvée pour moi

Cette haine


Cette haine
Si violente
Si méchante
Si solide
Si haineuse

Cette haine
Sombre comme la nuit
Et belle comme la tempête
Quand la tempête est belle
Sur le monde fou

Cette haine si fausse
Cette haine si laide
Si triste
Cette haine qui attire
Qui fait fuir les gens

Cette haine
Je lui dis crie
Pars et laisse-nous
Pour ceux qui s'aiment
Je lui dis Pars

mardi 23 juillet 2013

Transhumance

A l'heure où
Dès l'aube
La campagne blanchit
Sortant de l'étable
Moutons et chiens
Sous l'œil attentif
Du bon berger
Par-delà les pentes
Après les collines
Jours et nuits
Il transhument
Sous le ciel étoilé
Dans une baraque
A côté du feu
Dort le berger
A ses chiens
Il se fie
Ses moutons
Ils connaissent
Tout l'été
Par les champs fleuris
Ils transhument
Aux rus sauvages
Rafraîchissements
Bercés par le clapotis
Des eaux vives
Pendant des jours
De cols en cols
Peu de rencontres
En montagne
Face au ciel bleu
Traite des brebis
Caillage du lait
Et saucisson
Le bon berger
S'apprête à descendre
Vers la vallée
Il transhume

lundi 22 juillet 2013

Il est un pays

Il est un pays
Où il fait bon vivre
Et mourir
Il est un pays
Où règne l'amour
Et la douceur
Là-bas
Tout n'est que
Plaisir
Il est un pays
Je m'y réfugie
Pour rêver
Il est un pays
Où vit ma muse
Et mes amis
Il est un pays
Très inconnu
De la dure haine
Tout n'est que
Joie
Il est un pays
Où vit le rêve
Le merveilleux
Il est un pays
Où je vis
Pour toujours
Il est un pays
Fait de milles autres
Et de ma folie
Oui là-bas
Tout n'est que
Pure merveille
Il est un pays
En moi
Il est un pays
En vous
Ce pays est
Votre vie
Ce pays est
Vos rêves