Dernièrement, en forêt de Fontainebleau-sous-roche, les biologistes ont fait un recensement de la population animale, style inventaire à la Prévert. Ils ont dénombrés un grand nombre d'espèces endémiques qui viennent de l'Europe entière,- étrange paradoxe-, et une grande population de ratons-laveurs organisés de façon très étrange.
Mais, avant d'aller plus loin sur cette étude de recensement et l'organisation des ratons-laveurs, penchons-nous sur ces derniers,- pas trop sinon on va tomber-, et sur ce que nous savons d'eux. Leur nom savant est Procyon Lotor, du genre Procyon, de la famille Procyonidé et de l'ordre des carnivores. Le raton-laveur est un mammifère qui vit en solitaire dans des terriers, des souches d'arbre puisqu'il est un peu fainéant ou faignant et ne s'occupe que de nettoyer sa nourriture d'où son nom. Pour moi, il ferait mieux de se laver les pattes avant de passer à table plutôt que de laver son entrecôte ou ses carottes avec ses mains sales ! Bon, passons. La femelle s'occupe seule des petits alors que le mâle se prélasse au soleil.
Ce qui a étonné les biologistes n'est pas le nombre important de ratons-laveurs trouvés dans la forêt de Fontainebleau-sous-roche; près de 2.313.054 sur 2 hectares de forêt coincée entre une autoroute au nord, un aéroport au sud, une ligne ferroviaire à l'est et une décharge publique à l'ouest mais leur organisation. Les ratons-laveurs ont construit une ville sur les rives du ruisseau pollué qui traverse la forêt, au centre exact des deux hectares. Ils ont aménagés un îlot en palais présidentiel, dressé des murailles de chaque côté du cours d'eau, chassé les prédateurs potentiels tels les serpents à sonnette et les scorpions rouges dans les faubourgs de la forêt. A l'entrée de leur ville, deux lave-linges et un lave-vaisselle trônent et leur servent à nettoyer leurs aliments. Le mariage est devenu obligatoire et le président veillent au respect des lois et des morales. Ils troquent du miel avec les abeilles qui défendent aussi leur ville contre les intrusions (un biologiste est mort suite à une centaine de piqûres), échangent du lait de pucerons contre des carcasses de mille-pattes. Bref, ils ont fondés une civilisation presque comme la nôtre. Certains scientifiques pensent que, demain, ils pourront nous remplacer sur la Terre. Si Prévert avait connu ça, il serait mort de rire...
Quant à moi, je ne sais quoi penser de cette étude,- dont je ne vous rapporte qu'une partie-, trouvée sur le net après avoir tapé "Raton-laveur" dans mon moteur de recherche. Je vous laisse libre de la chercher et de me dire ce que vous en penser.
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